Acte III          

 

 19es Rencontres de Die et de la Biovallée

Samedi 17 Avril 2021
« Journée des luttes paysannes »

Jeudi 22 Avril 2021
«
Journée de la Terre »

 

Malgré les conditions actuelles et les contraintes sanitaires, Écologie au Quotidien a maintenu ses actions et ses engagements auprès des habitant·es en organisant les Rencontres de Die tout au long de l’année.

 

Garder le lien social et la cohésion solidaire
est en ce moment essentiel

 

Programme détaillé de ces 2 journées

 

Votre inscription est nécessaire pour participer

 aux visioconférences souhaitées

 

Cliquez-sur le bouton ci-dessous, pour vous inscrire via le site HelloAsso

 

 

Samedi 17 Avril 2021  "Journée des luttes paysannes"
    
 
9h  Troc de Semences et de plants sur le marché de Die

   Échangeons, partageons nos pratiques de jardinage

          autour d’une boisson chaude.

                                    
17h  En VISIO  Film /Débat "La guerre des graines"

                      de Clément Montfort et Stenka Quillet

   Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun

   de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Ce

   documentaire révèle l'histoire de notre indépendance

   alimentaire.

   Résonance locale : Paysan·nes de la Drôme et

          associations locales.


20h  En VISIO  Film /Débat "Ceux qui sèment"

                      de Pierre Fromentin

   Mais quelle est donc cette agriculture familiale qui emploie

   plus de 40% des actifs du monde et produit 80% de

   l’alimentation mondiale ? Et à quelles conditions peut-elle

   répondre aux enjeux de demain ?

   En passant par l’Inde, la France, le Cameroun, l’Équateur

   et le Canada, les avantages ainsi que les limites associés

   au caractère familial de l’agriculture.

   Une invitation au voyage et à la réflexion, pour un public de

   tout âge et tout horizon. Ce documentaire révèle l'histoire de

   notre indépendance alimentaire.

 

 

Jeudi 22 Avril 2021  "Journée de la Terre"

 

 

17h  En VISIO  Projet "Sous les arbres...rejoignons-nous"

    - Bilan de la plantation de 2700 arbres fruitiers dans la

           Biovallée en 2020 et 2021

    - Co-construction de la suite du projet organisé par

     Biovallée et Écologie au Quotidien.

 

20h  En VISIO  Film /Débat : "Qu'est-ce que je fais

  pour le climat ?"

  "Pour être climato-compatible, allier frugalité et épanouissement"

   Avec Jacques Fradin du GIECO- GIEC (Groupe d'Experts

   Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat)

   et associations locales.

 

Si changement lié aux conditions sanitaires :

suivre les infos sur notre site internet                                                               

 

La souveraineté alimentaire issue de terres nourricières locales, qu’est-ce que c’est?

 

"La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires."

 

La Via Campesina est un mouvement paysan mondial qui rassemble des millions de paysannes et de paysans, de petits et de moyens producteurs, de sans terre, de femmes et de jeunes du monde rural, de peuples autochtones, de migrants et de travailleurs pour combattre les injustices du système alimentaire. En défendant les droits des femmes et en combattant la mainmise sur les terres et la dissémination des OGM, La Via Campesina est l’auteure du concept de la lutte pour la souveraineté alimentaire.

 

 

La sécurité alimentaire est un but, alors que la souveraineté alimentaire décrit les moyens d’y parvenir. Différents éléments clés distinguent ces deux concepts.

  • La souveraineté alimentaire est enracinée dans les mouvements alimentaires populaires.
  • La souveraineté alimentaire souligne la nécessité d’établir un système alimentaire démocratique, qui tient compte des contributions des citoyens et des producteurs.
  • La sécurité alimentaire s’intéresse à la protection des systèmes alimentaires existants.

 

 

Les sept piliers de la souveraineté alimentaire

 

Les premiers six piliers furent élaborés au Forum international de souveraineté alimentaire à Nyéléni au Mali en 2007.

 

1. Mettre l’accent sur les besoins alimentaires des peuples
- Mettre les besoins alimentaires des populations au cœur des politiques
- Insister sur le fait que les aliments sont plus que de simples biens de consommation

 

2. Parfaire les connaissances et les compétences
- Tirer profit des savoirs traditionnels
- Utiliser la recherche pour appuyer ces savoirs et les transmettre aux générations futures
- Rejeter les technologies qui minent ou contaminent les systèmes alimentaires locaux

 

3. Travailler en harmonie avec la nature
- Optimiser les contributions des écosystèmes
- Priser la résilience

 

4. Valoriser les fournisseurs d’aliments
- Soutenir les modes de subsistance durables
- Honorer le travail de tous les fournisseurs d’aliments

 

5. Circonscrire les systèmes alimentaires à une échelle locale et réduire la distance entre les fournisseurs d’aliments et les consommateurs
- Rejeter le dumping et l’aide alimentaire mal adaptée
- Résister à la dépendance envers les entreprises transnationales et irresponsables

 

6. Implanter le contrôle localement
- Donner le contrôle aux fournisseurs d’aliments locaux
- Reconnaître la nécessité d’habiter et de partager les territoires
- Combattre la privatisation des ressources naturelles

 

7. Reconnaître le caractère sacré des aliments
- Reconnaître que les aliments sont un cadeau de la vie et qu’ils ne doivent pas être gaspillés
- Faire valoir le fait que les aliments ne sont pas des marchandises

 

 

 

En 2021

 

Les 19es Rencontres de Die

 

et de la Biovallée

 


Vendredi 29 janvier au Dimanche 31 janvier

 

 « Agir ensemble pour des territoires vivants »

 

 

 

Vendredi 19 au Dimanche 21 Février 2021

 

« Terre Nourricière,

Alimentation, Biodiversité, Forêt »

 

 

 

Jeudi 22 avril 2021

 

« Journée de la Terre,

Changer de système, pas de climat »

 

Convention Citoyenne Drômoise pour le Climat

 

 

 

Vendredi 21 au dimanche 24 mai 2021

 

"Changer de Cap.... Relocaliser, Réduire, Recycler"

 

 

 

Édito

 

Tirer les leçons du chaos que nous traversons doit nous permettre de rebâtir une société plus juste et plus vivable. Et surtout de mieux appréhender un autre grand danger : le dérèglement climatique.

 

Scientifiques et acteurs de la Société Civile appellent à faire de cette pause, un moment de réflexion collective sur ce que sera l’après-coronavirus. Tirer les leçons de cette crise peut aussi nous aider à préparer l’après, à construire une société plus juste, plus résiliente, plus soutenable. Particulièrement en anticipant un autre danger : le dérèglement climatique couplé à la sixième extinction de masse des espèces. Car le chaos que nous vivons n’est sans doute rien en comparaison de ce que nous pourrions traverser, livrés aux conséquences du péril climatique…

 

Nous le constatons, avec dépit, nos sociétés ultramondialisées, spécialisées, sont fragilisées lorsqu’elles sont entravées dans leur mécanique d’échanges effrénés. Nos sociétés dépendent dangereusement de la croissance, du cycle ininterrompu de production-consommation et des approvisionnements qui viennent du monde entier.

 

Face aux menaces climatiques, de nombreux collectifs appellent depuis des années à préparer nos territoires aux chocs qu’ils pourraient subir. Comment ?

 

D’abord en relocalisant une partie de notre alimentation. Chaque territoire devrait pouvoir assurer une part essentielle de la production de nourriture de ses habitants, tout en continuant à échanger une autre part.

 

Ensuite en renforçant l’indépendance énergétique des pays et des territoires avec des énergies renouvelables. Nous sommes aujourd’hui dépendants d’un approvisionnement de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium et de métaux rares (pour le numérique, le solaire et l’éolien…) permettant le bon fonctionnement énergétique de nos sociétés. Etre capable d’assurer un minimum de l’énergie que nous consommons localement sera sans doute vital à l’avenir en cas de défaillance des réseaux.

 

En sécurisant nos approvisionnements en eau. Ce qui signifie à la fois économiser (notamment dans l’agriculture), plus intelligemment récupérer les eaux de pluie dans les bâtiments, adjoindre aux centrales industrielles d’épuration des systèmes locaux de phytoépuration, protéger les nappes phréatiques des contaminations aux pesticides…

 

En préparant nos territoires à des circonstances extrêmes : végétaliser pour climatiser les villes soumises à des étés caniculaires, cesser d’artificialiser et laisser de larges parts de nos territoires absorber les précipitations, abriter la vie sauvage et les pollinisateurs dont l’agriculture a besoin…

 

Enfin, relocaliser une part de notre économie. Il est imprudent d’abandonner des pans entiers de nos économies, indispensables à nos vies quotidiennes, à des logiques de marché et à des entreprises multinationales dont nous ne pouvons maîtriser les choix.

 

Nous avons besoin d’une multitude d’entrepreneurs locaux et indépendants, d’agriculteurs, d’artisans, de PME qui répondent aux besoins essentiels de chaque territoire. Et, bonne nouvelle, plusieurs études américaines montrent que ce type d’économie locale diversifiée crée plus d’emplois et répartit plus équitablement les richesses.

 

Nous redécouvrons avec fracas que nous faisons intégralement partie d’un écosystème plus vaste, sur lequel l’économie, la technologie n’ont pas toujours de prise. Et c’est sans doute sur cette base que nous avons besoin de construire. Comment limiter notre prélèvement de ressources naturelles à leur capacité de renouvellement ? Comment construire des sociétés qui intègrent le reste des êtres vivants sur la planète comme des sujets? Comment répartir les richesses de façon à permettre à chacun une vie digne et épanouissante ?

 

Depuis des années, des milliers de personnes expérimentent des idées qu’il nous appartiendra d’examiner : permaculture, revenu universel, villes zéro déchet, économie symbiotique, inscription de droits pour la nature, biomimétisme, réensauvagement de territoires, nouveaux indicateurs qui remplaceraient le PIB par la santé des enfants, démocratie délibérative, entreprises libérées…

 

Ces expériences sont non seulement passionnantes mais elles ont bien souvent fait la preuve de leur efficacité, tout en rendant ceux qui les portent plus heureux. Car il ne s’agit pas seulement de nous protéger d’une sorte d’apocalypse, mais, pour une fois, d’imaginer le monde dans lequel nous voudrions vraiment vivre. Et de s’y mettre.

 

Voilà la question la plus importante : comment y parvenir ? Engager une rupture collective avec notre modèle de société suppose un consensus sur les causes et un autre sur les remèdes.

 

Pour cela, nous avons plus que jamais besoin d’espaces démocratiques dans lesquels délibérer.

 

08/07/2020